Créer un site internet

Blog

bienvenus à tous

Ce petit billet pour accueillir tous les nouveaux venus sur ce blog. Tous ceux qui sont parvenus jusqu'ici après m'avoir rencontré sur le 21eme salon du livre de colmar.

Donc, Bienvenus à tous !

ça se complique

Le cercle d'agréables compagnies (2)

 

Quand on a un personnage, un décor, quelques personnages annexes, voire même une victime, on pourrait penser qu'on a un roman. Et bien détrompez-vous, j'avais bien tout ça, mais pas le début du commencement d'une intrigue.

En gros, je savais qui allait mourir, où ça allait se faire, mais absolument pas comment, pourquoi et surtout par quel moment j'allais rendre tout cela intéressant.

Et puis, il doit exister un dieu pour ceux qui ont l'énorme prétention d'écrire. Au détour d'une phrase, j'ai rajouté un détail qui paraissait être à la démesure du lieu que j'étais en train de construire. C'est cette phrase, ce détail technique qui a construit mon intrigue.

Quand j'étais plus jeune, j'écrivais des "Murder Party" pour faire jouer nos copains. Un peu comme dans certains romans d'Agatha Christie, on se retrouve entre pote dans un appartement ou même un local exotique (qui peut aller d'un chalet dans les Vosges au QG glacial de la Ligue Communiste Révolutionnaire). Chacun à un rôle et doit sauver sa peau en atteignant un but fixer. . C'était bien avant l'avènement d'internet et des scénarios à télécharger, il nous fallait tout écrire ! Si la plupart du temps cela finissait en un joli bazar (je me suis retrouvé pendu dans un grenier et on m'a même tiré dessus avec un pistolet chargé à blanc...), les meilleures soirées étaient celles où on construisait "un planning". Les joueurs apprenaient un emploi du temps durant lequel un meurtre avait été commis puis tentaient de recouper les témoignages pour démasquer l'assassin et trouver son mobile.

Cette atmosphère surannée de vieille Angleterre était exactement ce que je désirais obtenir dans mon roman, avec un brin de modernité. Alors j'ai procédé de la même façon. J'ai construit un déroulement, je l'ai embrouillé, refait, réembrouillé pour parvenir à une version acceptable.

Les mobiles étaient encore assez flous, mais finalement, au fur et à mesure, la petite collection de personnages que j'avais s'est organisée

Il me restait un problème de taille à régler : comment fait-on pour mener une enquête ?

 

à suivre...

On passe aux choses sérieuses...

Le Cercle d'Agréables Compagnies

 

Juste après avoir bouclé l'édition de "La Spirale du Domino", j'ai senti que le déclic que j'attendais s'était produit. J'étais persuadé de pouvoir assumer la masse d'écriture que nécessitait un roman. Et ça tombait bien, j'avais une idée de personnage qui pouvait porter ce projet.

En fait j'avais même 2 chapitres écrits qui s'accommodaient bien au commencement d'une histoire.

Comme je l'ai dit, je suis très sensible à mes lectures. Elles percolent lentement en moi et parfois je sens ressortir le style des auteurs que j'ai lu, dans une version personnalisée bien sûr. C'est le cas pour le prologue et les quelques premiers chapitres de ce qui deviendra mon premier roman. 

Lorsque j'ai écrit ces prémisses je sortais de deux romans de l'excellent Douglas Adams. C'est un auteur anglais assez prolifique et complètement barré qui a écrit la fresque sciencefictionesque délirante : Le guide du routard galactique.

En fait, il n'a pas produit que ça, il a aussi collaboré avec les monty Python, a suggéré à David Gilmour le nom du dernier album de pink Floyd (The Divison Bell) et a aussi écrit deux romans policiers avec comme héros Dirk Gently, un détective holistique. Le ton est inimitable, et je n'ai pas tenté de l'imiter, mais lors de l'écriture j'ai retrouvé une part du rythme sautillant que j'avais perçu lors de la lecture.

Me voilà donc parti dans l'écriture de ce que je voulais être un roman, à construire un personnage, à l'étoffer pour qu'il prenne vie.

Le titre de travail était "Serial Killer non pratiquant", car Richard Martin était à l'origine un demi-fou qui s'attachait à dissimuler toutes les parties de son existence pour se venger d'une erreur judiciaire. Ses motivations faisaient de lui une sorte de personnage angoissant qui avait toutes les caractéristiques du Serial Killer, sans passer à l'acte.

Il vivait des revenus d'un club de gens fortunés où j'avais prévu d'entasser bon nombre de personnages vraiment dingues et excentriques.

 

Ceux qui ont lu le livre peuvent constater que l'essentiel du roman est là.

Il ne manquait plus qu'une histoire à raconter avec ça...

 

à suivre... ici

et l'épilogue alors ?

La Spirale du domino - épilogue

 

J'en étais donc avec mes interrogations sur la longueur des textes déjà écrits, qui dépassaient en trois nouvelles la totalité du recueil "Un état d'esprit". J'avais ainsi commencé la procédure de mise en recueil, qui passe par une série de relecture et surtout par l'activation des talents créatifs (immenses) de mon ami Corojema pour la couverture. Le recueil devait s'appeler "Ellipses" ou "Trois ellipses".

 

Et justement lors des relectures de ces textes, je me suis rendu compte que je les avais liés d'une manière ou d'une autre. Le terrain de chasse de mon héroïne de "Bouffée d'air" était le même quartier que le vol dans "Ellipse", et je racontais l'histoire tragique de mon joggeur assassin en arrière plan d'hypothermie. J'ai donc décider de boucler ce collier de perles et de les relier ouvertement. 

C'est ainsi qu'est né cet épilogue. J'ai repris le personnage du Détective (qui ne sera nommé Adrien Hortiz que dans mon second roman) et j'en ai fait le fil conducteur, le témoin extérieur pour cette suite.

 

Le titre choisi ne convenait plus, alors j'ai décidé d'utiliser l'analogie de la construction en domino où chaque pièce fait tomber la suivante. Ce fut un choix amené par la construction même de l'épilogue, où le détective assiste à un meurtre, puis un autre avec inversion victime/meurtrier, un troisième etc...

Vous le croirez ou non, une fois que les textes furent finis, la couverture presque terminée, le titre considéré comme définitif, je me suis rendu compte que j'utilisais déjà cette métaphore dans les premières lignes de "Bouffée d'air" ! Alors que cette histoire avait été écrite plusieurs mois auparavant, avant même que l'idée d'un recueil ne soit envisagée...

 

Quoiqu'il en soit, "La Spirale du Domino" est un travail très cher à mon coeur. J'ai l'impression d'avoir grandi en l'écrivant et je reste fier qu'il fut le premier a avoir touché un comité de lecture pour le faire éditer. J'ai même eu 3 propositions d'édition pour ce même recueil !

Il fut aussi mon premier pas vers la construction d'un roman.

Quelques mois après je me lançais dans la rédaction du "Cercle d'Agréables Compagnies"

 

A suivre...

Hypothermie des souvenirs (2)

 

La Spirale du Domino -  Hypothermie des souvenirs (2eme partie)

Cette nouvelle a une place particulière dans mon esprit. Comme je l'ai déjà dit, c'est la seule que j'ai écrite deux fois, mais surtout c'est la seule histoire que je vivais en quasi-simultanéité dans mon quotidien. Je vous rassure en précisant que je ne me suis pas retrouvé enfermé dans un congélateur pour l'écrire. Par contre, c'est au moment où j'avais décidé de me lancer dans la réécriture de cette histoire, que j'ai reçu un mail me rattachant à d'anciennes connaissances de ma (pas si) lointaine adolescence. Je le fais dire par mon héros dans la nouvelle, j'ai gardé, comme tout le monde, des attaches avec certaines personnes rencontrées durant ces années bénies (ou maudites, au choix). Mais durant quelques mois, j'ai repris contact avec un nombre d'entre elles assez impressionnant. J'étais donc extrêmement proche des sentiments que je faisais ressentir à mon héros...

Bien sûr, il y a toujours un moment où les nécessités du récit prennent le pas sur les parcelles de réalité qu'on insuffle dans l'histoire. Mais l'effet ressenti reste indéniable. J'ai vécu en compagnie de cette histoire de manière plus proche qu'aucune autre. Ce sentiment a été renforcé par la disparition terrible d'une véritable amie retrouvée pendant cette période. Mon premier roman lui est dédié et elle me manque, encore aujourd'hui, beaucoup.

 

Quand j'ai mis le point final à cette nouvelle, je me suis rendu compte que le total des pages écrites dépassait, en trois textes seulement, celui de mon recueil précédent. Il devenait évident que je me dirigeais vers une nouvelle compilation. Mais...

 

à suivre...

Hypothermie des souvenirs (1)

La Spirale du Domino - Hypothermie des souvenirs (1ere partie)

 

Quand on recommence à écrire après une longue (très longue) période d'arrêt, c'est incroyable avec quelle facilité les mots s'enchaînent et se bousculent presque au portillon. Je pourrais utiliser une métaphore où des plumes viennent s'épancher sur le papier, mais le fait est que je n'écris pas à la main, mais plutôt directement à l'ordinateur.

Enfin... J'écrivais directement à l'ordinateur. Mon processus actuel suit plutôt cette succession : un premier jet dans mon petit carnet, puis je frappe le texte en le réécrivant. Je relis ensuite le chapitre produit, je le corrige et le modifie. Puis viendront la demi-douzaines de correction lorsque la totalité de la nouvelle ou du roman sera achevée.

 

Si je parle de réécriture en introduction de ce billet, c'est que justement, la nouvelle dont il est question aujourd'hui a été réécrite entièrement. Pas en vue d'amélioration, non, mais bien parce que je l'ai perdue !

J'avais commencé, il y a très longtemps, une histoire avec un personnage, une femme, prisonnier d'un congélateur de supermarché. Le texte était une série de flasback sur ce qui avait amené mon héroïne dans cette inconfortable situation. On y suivait par ailleurs les déboires d'une pie à l'aile cassée dans un bac de congélation de la surface de vente, et d'une équipe de techniciens du réseau électrique tentant et réussissant à remettre en marche le courant coupé par un orage (condamnant par ailleurs l'héroïne à une mort congelée...). J'avais vaguement à l'esprit en l'écrivant un épisode d'un ancien "colombo" où un jeune homme se fait enfermer dans une chambre forte et réussit à dénoncer sa meurtrière (une vieille dame qui écrit des romans à suspense) en laissant un message caché dans une ampoule et en gravant une flèche sur des casiers avec sa boucle de ceinture.

Mais il n'est pas nécessaire que je vous parle plus avant de cette nouvelle avortée : Je l'ai perdue ! Impossible de retrouver la moindre parcelle de texte de cette histoire. Entre un déménagement, un changement d'ordinateur et sans doute un manque de soin de ma part, plus aucune chance d'en trouver une trace. C'est donc avec uniquement des souvenirs de ce que je racontais que j'ai entamé la rédaction de celle-ci.

Vous noterez que la pie est devenue un corbeau. Pourquoi ?

D'abord pourquoi une pie ? C'est un animal peu courant dans les supermarchés, plus habitués aux moineaux et autres pigeons.

Il faut être un amateur du groupe de musique "MARILLION" pour aimer particulièrement la pie. Elle est présente sur les pochettes mythiques du groupe. Quand ces pochettes racontaient encore une histoire, un concept.

       

C'est elle qui symbolise le désir d'attachement à la réalité que ressent le héros (chez Marillion, on dit "le jester"), à l'opposé de son adversaire "Le Caméléon" qui n'a pas de couleur propre et se maquille pour s'adapter à son monde.

J'avais aussi en tête la chanson folklorique d'un groupe français des années 70 : Malicorne et particulièrement le titre "Margot" de l'album Almanach. Vous voyez que les influences sont diverses... Mais j'avais déjà utilisé le plumage éclatant de contraste de la pie pour la nouvelle "Le temps de la peur" et je m'étonnais de constater la multiplication des corbeaux dans notre paysage. Le fait que ce volatile est l'oiseau fétiche de Stephen King, qui le met à toutes les sauces dans mes romans préférés, n'est sans doute pas étranger à mon choix de changement d'espèce... Sans oublier la nouvelle d'Edgar Poe "The Raven", merveilleusement mise en musique par Alan Parson que j'ai déjà cité sur ce blog...


 

Je pense en avoir assez dit pour aujourd'hui... à suivre...


Bouffée d'air

La Spirale du Domino - Bouffée d'air

 

La question la plus récurrente que me posent les gens qui me font l'honneur de me lire est incontestablement "comment te vienne tes idées ?"

Par ces petits billets j'essaye en fait d'y répondre. Par petites touches, parce qu'il n'y a pas qu'une seule réponse. Parfois l'idée précède l'écriture, parfois c'est l'envie d'écrire qui amène l'idée.

Pour "Bouffée d'air", c'est un autre processus qui s'est mis en branle.

Je venais de faire paraître mon recueil "Un état d'esprit" et il commençait à être distribuer parmi mes amis. Bon nombre de personnes découvraient que j'écrivais. Puis j'ai reçu un mail d'une amie. Un de ces genres de mail où on se raconte un peu plus que le temps qu'il fait ou, c'est courant chez moi, une question sur un dépannage informatique quelconque... C'était un mail où cette amie me décrivait un état de "ras-le-bol" général qu'elle ressentait. Elle finissait par me demander de lui écrire quelque chose qui lui permettrait de reprendre son souffle. Comme je suis un gentil garçon et surtout que je ne perds jamais une occasion de faire un truc pour que les gens m'aiment bien (ce qui ne m'évitera sans doute pas de finir sur le divan d'un psy pour essayé de découvrir pourquoi...). Donc je lui ai fait une jolie petite page où une mère de famille asphixiée par sa vie, trouve un certain réconfort en déambulant dans la ville. Pour rendre la chose plus désespérante, j'ai voulu rajouter le fait qu'elle se faisait agresser près d'une gare en allant acheter des cigarettes. Et d'un coup la nouvelle m'a échappé. L'agression qui devait être une étape de plus dans la descente de mon personnage est devenue une sorte d'exutoire. Cela par la simple analogie d'un poumon perforé avec une épingle à cheveux (qui était un tournevis dans le premier jet, mais qui a un tournevis sur lui ? N'importe quoi...). J'ai écrit cette première partie en à peine une heure. Le plus naturellement du monde, tout allait de soi.

Bien sûr (paf les chevilles !) le texte à beaucoup plu à mon amie. Et j'adore quand on m'aime, alors j'ai décidé d'écrire une suite. Je me trouvais en présence d'un excellent début. J'avais, sans le faire exprès, décrit ce qui me paraissait être les premiers instants de quelqu'un tombant du coté de la folie meurtrière. Je n'avais plus qu'à pousser l'idée plus loin... Ce qui fut fait lors d'un voyage en train pour paris, ce qui me permit d'étrenner mon premier petit carnet Moleskine. J'ai le droit, ne suis-je pas en train de prétendre que je suis écrivain ?

Et, un nouveau revirement indépendant de ma volonté (en tout cas de ma volonté consciente) est apparu. Je mettais en place les rituels de ma tueuse, j'allais lui faire accomplir son second crime, le premier prémédité. J'avais préparé un petit nombre de maladresses, d'erreurs qu'elle devrait corriger pour parfaire son plaisir. Bref, je me lançais dans quelque chose qui pouvait dériver vers une histoire beaucoup plus longue. Et puis, lors de l'écriture, j'ai décidé d'y mettre fin, immédiatement. L'idée de cette autre utilisation du souffle, de l'air, symbolisée par ce joggeur m'est parue si évidente que mon héroïne en a fait les frais. Brutalement. Je retombais en terrain connu : la nouvelle. J'avais même réutilisé le quartier des maraîchers proche de chez moi, qui m'avait servi dans ellipse. Ca n'a l'air de rien, mais ça aura son importance dans la suite... Si, si, je vous l'assure.

Nous avons là, au final, un texte que je n'ai absolument pas maîtrisé et qui pourtant me plaît énormément. Pour la petite histoire, mon amie n'a pas vraiment adhéré à la seconde partie. Parfois les choses vous échappent...

 

Demain, je mettrais en ligne les origines de "hypothermie des souvenirs"

Ellipse

La Spirale du Domino - Ellipse

 

Attention déclic ! Ou plutôt pré-déclic. Je m'explique.

Je venais tout juste de retravailler les différentes nouvelles pour l'édition "Friends Only" de un état d'esprit.. Ce retravail passe immanquablement par la lecture pointilleuse et sans faille de mon amie Béatrice. Et comme à chaque fois que j'ai un lecteur assidu, j'ai à nouveau envie d'écrire... J'ai donc commencé ce texte dans la plus pure des traditions de mes autres nouvelles, me montrant à moi-même que j'en étais encore capable et surtout que cette page que j'essayais de tourner en assemblant mes nouvelles en recueil était un cap bien difficile à franchir. Je ne savais pas vraiment où j'allais, mais j'avais vraiment envie de faire comme le héros, c'est à dire un texte avec une demande de rançon. J'y ai rajouté deux ou trois idées puisées dans mes souvenirs passés (les gens qui se nourrissent dans les supermarchés, les nouvelles qui restent un genre à part dans la littérature, le monde des collectionneurs...). Puis est venu le moment de trouver une intrigue pour ma demande de rançon et surtout l'objet à "kidnapper". La planche de BD citée existe vraiment et tout ce que j'en dis est plus ou moins exact. Ce n'était pas mon premier choix, j'avais même contacté mes anciens collègues du magasin l'occase de l'oncle tom pour avoir des titres de ce qui pourrait être un article de collection mythique dans le milieu du disque. Mais rien des réponses que j'ai pu obtenir me m'avait charmé, jusqu'à ce que tombe par hasard sur un site répertoriant tous les pastiches de tintin (et me faisant découvrir le talent de Yves Rodier et de son fabuleux Alph-Art, mais c'est une autre histoire...).

   

C'est à ce moment que s'est déroulé le déclic dont je parle en introduction (faut suivre...). J'ai décidé de complètement changer le point de vue de la narration et d'en faire un texte moins descriptif, avec plus d'action. Et je me suis senti comme un poisson dans l'eau avec ce type d'écrit ! Toute la seconde partie du récit est venue quasiment d'un trait ! J'étais enfin passé à autre chose. J'avais commencé à changer de style, mais il me fallait encore quelques bouleversements pour évoluer. A suivre donc...

 

Je peux encore rajouter une petite anecdote sur cette nouvelle. J'avais trouvé un éditeur canadien pour La Spirale du Domino, mais lors de la fourniture du premier "bon à tirer", celui-ci n'avait pas réussi à inversé le "e" phonétique pour rendre l'effet dictionnaire de l'introduction. Je lui en ai fait part et il n'a pas trouvé d'autres solutions que de supprimer simplement cette partie du texte ! Quand l'incompétence précède la trahison. J'ai d'ailleurs reçu quelques semaines plus tard l'impression de mon livre qui ressemblait à un fanzine miteux ! J'ai rompu le contrat et rencontré les gens d'Edilivre qui ont fait un travail largement plus convainquant sur ce recueil...

 

Demain, une autre origine, celle de Bouffée d'air.

Les derniers mots (avant d'autres)

Un état d'esprit - Derniers Mots

 

Avec ce texte, je terminais un cycle. Il a été écrit dans la douleur. J'ai rarement eu autant de mal à terminer un texte alors que bien souvent je n'ai que le problème de commencer. Je trouve d'ailleurs que cela se ressent à la lecture, il y a un côté laborieux à tout cela.

Ce texte est né d'une envie que j'avais de faire une histoire de quête, avec un très fort "background". Beaucoup de non-dits, beaucoup d'évidences qui n'en seraient pas, une quasi-mythologie. Finalement, elle s'est transformé en une sorte d'explication de texte sur le "comment écrire une telle histoire". Peut-être que le lecteur ne s'en rend pas compte, mais à la relecture, je vois toute l'arnaque du procédé et j'ai, encore aujourd'hui, beaucoup de mal avec ce récit.

Je le débute une fois de plus sur un mode propre à LOVECRAFT, mais en tentant de faire voir que la ficelle est grosse. Ce qui devait être la structure de mon histoire en devient la trame, et même si j'aime la pirouette, le résultat est bancal.

Je cite bien évidemment des incontournables du genre comme le "Nécronomicon" ou le "Neuf portes du Royaume des ombres". Ce dernier est issu d'un fabuleux livre d'Arturo Perez-Reverte : Le club Dumas. Ce film a été merveilleusement adapté par Polanski (je trouve même que l'adaptation est meilleure que le livre qui mélange deux histoires alors que le film va à l'essentiel). Par contre évitez le film Nécronomicon" qui est un ramassis infâme et indigeste de court-métrage horrifique série Z.

   

 

Il y a dans cette nouvelle, un passage qui m'a servi de 4eme de couverture et même de concept à la couverture "Lavabo" de mon premier recueil. J'aime beaucoup ces quelques phrases. Je les avais écrites dans un mail pour une de ces connaissances d'internet, un illustrateur qui s'était proposé de mettre en forme un site internet pour mes nouvelles. C'était un de ces textes où les mots vous viennent tout seul, sans qu'on sache réellement à quoi ils pourront bien servir...

Vous pourrez vous amuser à le retrouver dans l'intégralité du texte que je vous offre ici :

derniers mots.doc

 

Demain, je me lancerai dans le recueil de nouvelles : "La Spirale du Domino", mais sans doute pas dans l'ordre. J'ai mes raisons...


L'angoisse de la page blanche

Un état d'esprit - L'angoisse de la page blanche

 

Je l'ai déjà écrit dans une autre note de ce blog, je suis très sensible aux critiques et remarques qu'on peut me faire. Cette nouvelle est née de l'une d'elle. Un membre de ma famille m'avait reproché (encore une fois) de ne faire que des histoires qui se terminent mal, où l'horreur succède au meurtre et à la mort. Alors, sans faire dans le guilleret j'ai décidé d'essayé de faire une histoire plus positive, moins engluée dans le style horrifique. En même temps, j'étais dans cette période où je n'avais pas écrit depuis longtemps et où je ne voyais tout bonnement plus comment faire.

Alors le récit s'est transformé rapidement en une mise à plat autobiographique. C'est peut-être le texte qui parle le plus de moi. Enfin de ce "moi" de l'époque, car comme les histoires, nous vieillissons et nous changeons aussi.

De cette mise au point personnelle est née une idée, qui est devenue le moteur de cette histoire. Je n'ai pas réussi à la rendre complètement positive, mais il me plaît de penser que "l'après" hypothétique de cette histoire n'est pas si noir.

En tout cas, moi, je m'en suis sorti...

 

l\'angoisse de la page blanche.doc

 

Demain, nous visiterons les origines du dernier texte d'un état d'esprit : "Derniers Mots"

×