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Disparition

Un état d'esprit - Disparition

 

Parfois, quand vous écrivez des histoires, vous avez un but, une raison qui vous porte de la première à la dernière ligne. Parfois il suffit juste d'un déclic initial pour laisser le récit se dérouler. Dans le cas de cette nouvelle, c'est un mélange des deux.

Ce texte est né du désir de créer un personnage récurrent (peut-être déjà le goût d'écrire des choses plus longues et plus construites...). C'est assez évident dans le développement du récit. Ce personnage d'obèse qui résout des énigmes pour gagner une place dans la file d'attente de son psy devait revenir dans d'autres histoires. Jusqu'à présent ça n'a pas été le cas. Je ne désespère pas, mais je pense que la prochaine fois qu'on rencontrera Emerson Oldwitz, ça sera comme personnage secondaire dans un roman. Mais je suis coutumier du fait de ne pas savoir exactement comment seront mes prochaines créations. Elles ont sérieusement tendance à m'échapper...

Le second point de départ de ce récit, c'est un vieil appartement en haut d'une cage d'escalier dont le sol était recouvert de tomettes hexagonales rouges. Voilà. Rien de plus. J'avais ce lieu en tête, la volonté d'écrire une énigme à résoudre, un personnage d'enquêteur et je me suis lancé. La première mouture était véritablement nulle. J'ai dû la travailler souvent pour rendre le tout cohérent et surtout pour tenter de garder un rien de suspens. Je ne suis pas sûr d'y être arrivé...

Au final, je ne déteste pas ce texte, mais il me paraît bien faible alors que j'aime toujours son personnage principal.

Je vous le livre ici. Vous me direz, à l'occasion...

Disparition.doc

 

Demain, un autre texte qui n'a pas eu les honneurs de l'édition : "L'angoisse de la Page Blanche"

Suicide à rebours

Un état d'esprit - Suicide à Rebours

 

Voici typiquement un texte que j'ai du mal à supporter et pourtant qui a beaucoup plu quand je le faisais lire à mon entourage.

Pour tous ceux qui aiment un peu la science-fiction, il est un passage obligé pour tout auteur : un bon voyage dans le temps. Seulement il faut en faire quelque chose. J'ai essayé... Sans m'apesantir sur le côté technique et pseudo-scientifique. L'histoire respire le film de teenager américain, avec son lot de fraternités et de geeks.

Je trouve que le propos est intéressant, mais le traitement maladroit. Mais, encore une fois, je suis très mauvais juge...

J'ai écrit une autre nouvelle de voyage dans le temps, mais elle s'est perdu depuis. Tant mieux sans doute. Il n'y a rien qui vieilli moins bien que la science-fiction... Sauf celle de mon demi-dieu qui a hanté mes lectures adolescentes : Isaac ASIMOV.

 

Quoiqu'il en soit je vous livre ici ce texte qui pourrait, lui aussi, avoir des raisons de se perdre...

Suicide à Rebours.doc

 

Demain, je parlerai d'un autre texte en voie de disparition...

Le temps de la Peur

Un état d'esprit - Le Temps de la Peur

 

Voici un petit texte qui fait l'ouverture de mon premier recueil de nouvelles. Il a été écrit en deux temps bien distincts. En fait la première partie est la transcription d'une lettre envoyée à un ami. Nous nous amusions tous les deux à nous faire parvenir des récits imaginaires et tous plus grandiloquents les uns que les autres. C'était une période où mes lectures se portaient vers HP LOVECRAFT et ses histoires de grands anciens (mon style "testamentaire", où le héros rédige lui-même son histoire avant un destin funeste, a sans doute ses sources ici...).

J'avais donc créé cette histoire avec beaucoup de non-dits sur un rituel pour renouveler un pacte ancien. Et comme je trouvais que le texte n'était pas abouti, je l'ai retravaillé et j'y ai ajouté, plusieurs mois plus tard, la seconde partie avec le jeune indien et son fusil. Bon nombre des descriptions sur la technique de tir sont d'ailleurs directement issues de ma période de service militaire et des quelques cartouches tirées à cette occasion...

Je trouve le texte un peu creux, et c'est la raison pour laquelle, il n'a pas été proposé pour l'édition de "La Spirale du Domino". Et puis son style est bien trop différent des autres nouvelles. Mais je suis un très mauvais juge pour mes propres textes. Certains ont beaucoup plu, alors que j'ai grand mal à les relire... D'autres n'ont pas trouvé l'écho que je pensais qu'ils étaient en droit d'obtenir. 

Comme ce texte n'est pas édité dans un recueil commercialisé, je l'offre en téléchargement direct ici... Cadeau !

Le temps de la peur

Demain, une autre exclusivité d'un état d'esprit : "Suicide à Rebours"

Un état d'esprit

Un état d'esprit - Un état d'esprit

 

Ce texte représente un véritable tournant dans ma volonté d'écrire des histoires. Son accouchement s'est fait dans la douleur et pourtant c'est l'histoire qui s'est révélée être la plus évidente pour moi.

Parlons tout d'abord du contexte : cette nouvelle est une utilisation d'un fait réel. D'un de ces moments où une interrogation sur la réalité prend le contrôle de votre esprit pour s'imposer. J'étais en poste dans un hôpital et une machine démarrait effectivement à chaque fois que je passais devant. Je ne sais pas pourquoi j'ai remarqué cela, mais cette idée a fait son chemin. Bien évidemment, la machine en question était le moteur d'une ventilation qui se mettait en route à chaque fois qu'on ouvrait la porte. Il n'y a rien de paranormal là-dedans, mais le germe de cette aventure était bien là...

Mais ensuite, il fallait en faire une histoire, et ce n'était pas une mince affaire, croyez-moi, car j'avais mis tant de restriction dans ce "pouvoir" qu'il m'était vraiment difficile d'en faire quoique ce soit !

C'était l'époque où qui peuplait mes lectures de sa dose de terreur simple, Stephen King, venait de sortir en feuilleton "la ligne verte". Ce livre a été un véritable détonateur pour moi. L'évidence du propos, de sa forme et l'enchaînement des idées ont résonné directement au moment où je tentais de construire mon histoire. En sachant cela, vous trouverez sans doute de nombreuses comparaisons entre mon personnage et celui de King. Surtout dans la partie "actuelle" du récit, d'ailleurs.

  

 

Ce texte a été retravaillé de nombreuses fois car j'étais toujours insatisfait du passage dans la scierie. Pendant longtemps, je l'ai trouvé bancal à cause d'une invraisemblance que je n'arrivais pas à gommer. Et puis, je l'ai remanié une dernière fois avant la publication en recueil... C'est le texte pour lequel j'ai eu mes premières critiques "extérieures" de la part du comité de lecture d'un magasine. Le texte n'a jamais été publié, mais il m'a valu des éloges et des remarques vraiment constructives... C'est de ce texte que sont nés de nombreux autres comme "pour moi ils sont muets", ou "derniers mots" et "mourir encore". Il n'y a pas à chercher bien loin pour savoir pourquoi je l'ai utilisé pour nommer mon premier recueil... Il m'a fallu longtemps pour passer "à autre chose".

Soit dit en passant, c'est en me débarrassant de ces anciens textes sous la forme aboutie d'un livre que m'est revenu le goût et surtout l'inspiration pour écrire. Parfois, il suffit de peu de choses pour se retrouver à faire du sur-place et encore moins de choses pour repartir...

Demain, je vous parlerai des autres textes qui ne se trouvent pas dans l'édition de La Spirale du Domino

Pour moi ils sont muets...

Un état d'esprit - Pour moi, ils sont muets...

 

Voici le texte qui marque largement le début de ma période "train". Si "Mourir, encore..." faisait déjà allusion à ce mode de déplacement, il est vraiment utilisé comme lieu principal dans cette nouvelle.

Comme souvent, c'est le personnage lui-même qui est à l'origine du récit. Cela se passe en général de cette manière : un détail de ma vie quotidienne se présente avec plus de force que les autres, je m'en saisi et je tente de le pousser jusqu'à sa limite. Ce texte est un essai sur la confiance et sur la limite de moralité qu'on s'accorde chacun. Il a été écrit très rapidement durant les quelques aller/retour Strasbourg-Paris que je faisais régulièrement. Je n'ai pas de lectures ou de références auxquelles je pourrais le rattacher. L'histoire a été rédigée dans l'ébauche de ce qui devenait peu à peu mon style... En n'oubliant pas mon goût immodéré pour les points de suspension. Comme s'il fallait que je laisse traîner mes phrases. Ma lectrice principale de l'époque m'a un peu reproché le morbide de la découverte que fait mon héros. Mais, ça n'a fait que conforter mes choix d'écriture, car il fallait vraiment que je place mon personnage dans une situation limite. Et qu'allait-il faire quand il les aurait dépassées ?

Quand j'ai repris les nouvelles contenues dans "un état d'esprit" pour complèter l'édition de la Spirale du Domino, j'ai à peine modifié ce texte. Mes lecteurs l'ont toujours beaucoup aimé et quand il a fallu que je donne de l'épaisseur à un policier, j'ai puisé dans cette nouvelle pour y rattacher le personnage de Laurent Maltosi. Elle doit donc avoir une place particulière dans mon coeur.

Sans fausse modestie, j'irai jusqu'à dire que je l'aime beaucoup.

 

Demain, je vous parlerai de "Un état d'esprit"

mourir, encore...

Un état d'esprit - Mourir, encore...

Quand on écrit des histoires qui ont la prétention d'entretenir un certain suspens, il y a des passages obligés.

Une histoire d'amnésie en est un. Indéniablement.

Mourir encore est cet exercice de style que je me suis imposé. J'ai tenté d'éviter le plagiat des scénarios de la série XIII ou des aventures de Jason Bourne. Qui d'ailleurs, s'auto-plagient entre eux. Qui de la poule ou l'oeuf ?.. Le traitement reste le même : je me réveille, je ne me souviens de rien, mais je suis un super agent aux réflexes qui tuent tout le monde... 

    

 

Non, j'ai tenté d'en faire une analyse clinique et de comprendre les troubles collatéraux qui pouvaient surgir d'une telle situation.

Au départ je voulais laisser au lecteur le soin d'imaginer la fin sans rajouter de précision. Je tenais à l'idée que l'amnésie n'est pas une rédemption et qu'on est rattrapé un jour ou l'autre par les actions qu'on a posées. Que l'on s'en souvienne ou pas. Je trouve qu'il y a quelque chose de bancal dans le milieu de la nouvelle, mais cela est largement rattrapé par la fin.

L'idée de l'épilogue m'est venu lors d'un de mes voyages quotidien en train pour aller à mon travail. C'est d'ailleurs dans cette nouvelle que je parle pour la première fois de mon attachement à ce mode de déplacement. On retrouvera cet attachement dans quasiment toutes mes histoires (jusqu'aux romans).

Cet épilogue est d'une cruauté sans limites, mais il me plait bien. Je trouve qu'il donne un souffle nouveau à toute l'histoire et qu'il conduit à se projeter dans le personnage encore plus loin de la simple fin.

On retrouve aussi cette nouvelle dans l'édition de La Spirale du Domino. D'ailleurs, je suis l'ordre de cette édition pour programmer mes billets.

Demain, vous aurez donc droits à une de mes favorites : "Pour moi, ils sont muets..."

Le passage

Un état d'esprit - Le Passage

 

Pour ceux qui ne l'ont pas lue, cette nouvelle n'a rien à voir avec le film de Réné Manzor avec Alain Delon où la mort à un ordinateur Bull. La marque de fabrication française, Môsieur !

C'est un film qui a surtout été remarqué par la chanson titre de la B.O interprétée par Francis Lalane... En même temps, il est fort possible que plus personne ne se souvienne de ce film vraiment dispensable.

     

 

Non, cette nouvelle a été écrite bien avant. C'est une histoire qui fait partie de ma mémoire auditive d'enfance. Mon père en a peut-être parlé au cours d'une discussion entre amis ou dans la famille. Je l'ai écrite d'une traite, comme si l'histoire m'était véritablement naturelle. J'ai néanmoins quelques doutes sur certaines phrases de la fin. A ma grande surprise elle a été choisie pour figurer dans "La Spirale du Domino" en texte complémentaire.

 

Demain, on passe à du lourd et je vous invite à mourir... encore.

la vie des autres

Un état d'esprit - La vie des Autres

 

Je suis très sensible aux commentaires et appréciations des gens qui m'entourent. Cette nouvelle est née à la suite du compte rendu de lecture d'une des personnes qui avaient pris l'habitude de me lire à chaque nouveau texte. Cette fois-là, c'est la précédente nouvelle "Automne Froid" qui avait trouvé grâce à ses yeux. J'ai donc décidé d'en faire le point de départ de celle-ci. Enfin, le point de départ... Pour tout dire, j'avais commencé à écrire la scène du groupe de jeunes s'amusant dans une gravière, une atmosphère très détendue et globalement une ambiance de début de film d'horreur. Je m'étais arrêté là, sans savoir quelle suite lui donner. L'histoire s'est presque naturellement greffée sur ce début, mais plusieurs mois après !

Le personnage du vagabond est lui aussi une réminiscence de mes lectures de Stephen King. Sans doute, son personnage principal du Fléau s'est-il accroché dans un coin de mon cerveau et a nourri la création du mien.

Si j'avais à réécrire cette nouvelle aujourd'hui, elle serait peut-être un peu moins maladroite, en laissant plus de place au personnage lui-même, et sans tenter de maintenir un suspens qui se délite trop vite. Mais je dois dire que j'aime encore cette histoire. J'aime particulièrement son titre par exemple. Bien sûr elle fait partie des nouvelles retenues pour compléter l'édition officielle de la Spirale du Domino.

 

Demain, nous irons faire un tour du côté du "Passage"

les origines...

Chaque histoire a une origine, un point de départ. A partir d'aujourd'hui je vous livre ces instants initiaux qui ont fait naître mes nouvelles ou mes deux romans. Je ne connais pas encore l'ampleur de la tâche, qui s'apparente à de l'archéologie sans doute...

 

Un état d'esprit - Automne froid

 

Je voulais faire une histoire de hold-up. Une histoire simple qui convenait parfaitement à mon style d'alors : un homme raconte l'enchaînement des hasards qui l'ont conduit jusqu'à l'issue fatale. Comme une voix off sur le flashback d'un film. Comme énormément de textes écrits à cette époque reculée, on sent la marque de mes lectures dans la construction du récit. Je lisais énormément de roman de Stephen King, mais pas ceux de la frange fantastique. Ceux pour lesquels le poids de l'enfance est primordial, comme la nouvelle The Body par exemple qui donna ensuite une adaptation en un film extraordinaire : "Stand by me". Automne froid a ce ton de nostalgie pour moi.

La nouvelle a été sélectionnée par EDILIVRE pour faire partie de l'édition de "La Spirale du Domino".

Demain, un petit tour du côté de la vie des autres...

pour croiser le faisceau...

Le Faisceau de présomptions est une suite du Cercle d'Agréables Compagnies. Pourtant il n'en reprend pas la structure et les héros y déambulent dans de nombreux lieux.
Ainsi le premier qui est décrit dans le roman est un arrêt de la ligne 14 de la Capitale, une promenade bourgeois-bohème aux portes de Paris : Le cour St-Emilion, aussi nommé Bercy Village.Initialement, cette description était plus longue et intégrée dans l'embryon d'une nouvelle qui n'a pas (encore ?) vu le jour et dont il ne me reste que le titre "Le Moelleux de nos Souvenirs".

Puis nos héros prennent un petit-déjeuner sur la terrasse d'un des nombreux cafés d'une place connue de tous les étudiants de Strasbourg. Située en bordure du Campus, beaucoup ignorent son nom, bien que nombreux soient ceux qui y abandonnent une grosse partie de leur bourse d'étude et des subsides parentaux.Elle s'appelle la Place Saint-Nicolas-aux-Ondes et accueillent sur ses trottoirs des noms d'établissement aussi mythiques que le Zouave ou le Giraf Café.

Richard Martin s'en va ensuite dans les ruelles qui entourent la cathédrale de la capitale européenne, jusqu'à une place carrée abondamment décrite. Il s'agit de la Place du Marché Gayot ou la "PMG" comme disait alors des adolescents qui ne doivent plus l'être du tout à l'heure où j'écris. Il s'agit évidemment d'un autre haut-lieu de l'alcoolisme estudiantin...

Dans la rue des Frères qui borde la PMG, on retrouve un libraire d'occasion où le héros est forcé de faire une pause. L'enseigne existe réellement et a bien repris les locaux qui étaient le siège auparavant d'un disquaire où j'ai travaillé une paire d'années. Chaque élément décrit dans le roman est véridique, y compris l'état des toilettes de la cour...


C'est au tour de la commissaire Bastélica de se promener dans ce qui est le quartier de mon enfance : L'esplanade à Strasbourg. J'espère que mes lecteurs reconnaitront ce quartier qui me colle encore à la mémoire et qui est très présent dans mon coeur.J'y ai mis aussi la statue d'Athéna qui contemple la rue de Londres et qui a été ma voisine à deux reprises, j'ai effectivement successivement habité à sa gauche au n°18, puis, après un déménagement titanesque, à sa droite au n°22...

 

Demain, je ne sais pas de quoi je vous parlerai...