Créer un site internet

Blog

en suivant le cercle...

Les lieux du Cercle d'Agréables Compagnies.

Autant le dire tout de suite le Cercle de Bartholomé Kubianovitch n'existe pas. Moi-même je n'en ai qu'une vision parcellaire. Chaque salon, chaque recoin décrit a fait l'objet d'une recherche de styles ou de détails. Par exemple, la dague utilisée pour le meurtre et décrite dans le chapitre 16 existe réellement.

Il y a finalement peu de lieux qu'on puisse reconnaître dans ce roman. L'un d'entre eux est un bar assez prétentieux près du pont du Corbeau à Strasbourg. Les serveurs y sont en livrée comme dans une brasserie parisienne, mais tout y respire le plagiat et le clinquant. Il s'est donné le nom de "Montmartre" mais on est loin de l'atmosphère de la butte... J'en ai fait le point de rencontre de Richard Martin et Bartholomé Kubianovitch

Certains m'ont demandé où se trouvait le Cercle. Techniquement, il n'est pas loin de Molsheim. Pourquoi cette ville que je ne connais absolument pas ? Juste parce qu'elle abrite l'usine Bugatti qui fabrique la voiture de série la plus chère au monde (à l'heure où j'écris, le record doit être battu...) : la Veyron.

A ce propos, je n'ai rien d'un spécialiste ou d'un amateur de voitures de collection. Chaque détail sur les voitures d'Oldmayor a été longuement collecté puis injecté dans le texte. 

J'ai n'ai pas non plus été en garde à vue pour me documenter sur les conditions de ce nouveau rite de passage de nos adolescents en mal de reconnaissance. Il m'a suffit de faire une compilation entre les différents témoignages, qu'on trouve assez facilement, et les procédures légales en vigueur.

Et là vous découvrez que l'écrivain est un imposteur...

 

Demain, je décrirai les lieux (plus nombreux) reconnaissables dans "Un faisceau de Présomptions".

mais où est-ce ?

Je commence, avec ce billet, une nouvelle série. Après le nom des personnages, je vais vous donner ici les lieux qui m'ont inspiré ceux des romans ou des nouvelles.

Sans plus de bavardages, on y va...

 

La spirale du Domino - Une bouffée d'air

Dans ma tête, cette histoire se passe à Colmar, la ville où j'habite. Mais en fait, je me rend compte que rien ne l'indique. La gare décrite n'est pas la même, et aucun détail ne permet au promeneur d'y reconnaître vraiment le lieu. Seul le quartier maraîcher où se termine l'histoire existe réellement. Ce quartier servira aussi, comme trait d'union, pour la nouvelle suivante.

La spirale du Domino - Ellipse

Là, les lieux sont à cheval entre ma vie strasbourgeoise et ma situation actuelle de colmarien. La maison où se déroule le larcin du héros existe dans le quartier des Maraîchers à Colmar. Vous pourriez y reconnaître, en vous promenant, son grand gazon et la petite butte où perche la maison.Je lui ai juste rajouté un rez-de-chaussé semi-enterré. La seconde partie de l'histoire est transposée dans une sorte de Paris en miniature avec la filature qui emprunte le périphérique. Puis on finit par revenir dans un lieu prépondérant dans mes histoire : une gare. Celle-ci pourrait être la Gare de Strasbourg durant les travaux interminables dans la galerie reliant le hall des départs à celui des arrivées.

La spirale du Domino - épilogue

Deux lieux dans cette nouvelle existe réellement. Outre le quartier des maraîchers que l'on croise au début et où on fait la connaissance d'un jogger, on le suit jusqu'à un parking dans la forêt qui est celui d'un club de Tennis près de Colmar. Une maison en ruine où se place notre enquêteur (Adrien Hortiz, suivez un peu !) pour assister à la scène macabre est toujours visible juste à côté. Durant la rédaction de cette nouvelle, il y avait même à proximité un vaste chantier où on bâtissait une nouvelle salle pour accueillir la fédération d'escrime. J'ai bien sûr utilisé ce chantier dans l'histoire...

Pour terminer, je préciserai que la base nautique où Marie se débarrasse d'un corps encombrant est celle qui se nomme "Colmar-plage". Elle n'était pas encore achevée lors de la finalisation de ce recueil...

 

Demain je décrypterai les lieux du Cercle d'Agréables Compagnies...

Pour passer de l'un à l'autre...

Aujourd'hui, plus de traduction approximative de noms de personnages. Plus de groupes de musique électronique des années 70.

Je vais m'adresser essentiellement à ceux qui ont lu tous mes romans. Ceux qui ne l'ont pas fait, euh... vous pouvez réparer cette impardonnable lacune en courant acheter ceux qui vous manquent (sauf si vous êtes sylvie et que vous n'en avez lu aucun en les ayant tous dans vos étagères...).

J'aime bien mettre des personnages ou des lieux en commun dans mes histoires. Le point culminant de l'exercice étant le recueil "La Spirale du Domino" où les quatre nouvelles principales s'interconnectent pour former une histoire complète finalement.

Justement, dans la Spirale du Domino, un enquêteur privé apparaît dans deux nouvelles. Tout d'abord dans la seconde partie de "Ellipses" puis dans la nouvelle de conclusion "Epilogue : chutes, enchaînements et conséquences". Cet enquêteur n'est pas nommé, mais il est brièvement décrit. Cette même description est reprise dans "Un faisceau de présomption" quand il s'agit de rencontrer Adrien Hortiz, le détective privé embauché par le mari de la victime. C'est donc lui qui fait le lien entre ces deux ouvrages.

De même, l'adjoint de la commissaire Bastélica apparaît brièvement dans "Le Cercle d'Agréables Compagnies" et a une vraie place dans "Le Faisceau de présomptions". Laurent Maltosi, c'est lui, fait aussi le lien avec une nouvelle qui se nomme "Pour moi, ils sont muets". On reconnaît un fait divers à l'origine de l'histoire dans le passé décris pour le jeune adjoint.

Dans le même recueil, deux nouvelles sont placées à la suite l'une de l'autre et, sans être interconnectées, ont le même lieu, une banque, en commun. Dans "Automne froid", c'est le théatre du Hold-up, dans "La vie des autres", c'est le point de départ de l'errance du personnage principal.

Ces nouvelles sont présentes dans l'édition collector "Un état d'esprit" ou dans la version éditée par Edilivre de "La spirale du Domino"

 

Demain je vous donnerai quelques pistes pour comprendre quels sont les lieux derrière les lieux...

nom des personnages, dernière clé

Alain Pasteur

 

Ce personnage est parfaitement atypique parmi les autres. Peut-être parce qu'il n'apparaît que dans un seul chapitre et que ce chapitre a été rajouté une fois faite la rédaction globale de l'histoire. Pour tout vous dire, j'écris de façon assez linéaire, et il est rare que je n'écrive pas le chapitre 4 après le chapitre 3 et juste avant le chapitre 5. Ce fut le cas pourtant pour l'apparition de Alain Pasteur.

Le procédé reste le même, Alain Pasteur n'est que la traduction de Alan Parson. Comment en aurait-il pu être autrement pour cet homme dont la profession est de réaliser des "projets". Je fais bien sûr référence au groupe Alan Parsons Project qui fut fondé par ledit Alan parson, ingénieur du son de génie, et Eric Woolfson qui resta dans l'ombre. Ensemble, ils ont commis une dizaine d'albums et un bon nombre de tube, dont le très connu "Eyes in the sky".

    

 

Voilà, c'est la fin du tour des noms des personnages du Cercle d'Agréables Compagnies. Pour conclure, je peux donner la génèse des autres personnages :

Richard Martin : il devait s'appeler tout d'abord Muller, puis j'ai décidé de gommer les allusions trop évidentes à l'Alsace. Il me fallait le patronyme le plus répandu en France.

Julia Bastélica : Ce n'était tout d'abord qu'un personnage secondaire, une présence policière dans le roman. C'était d'ailleurs un homme dans la première version, puis l'idée d'en faire une femme s'est imposée. Elle a hérité d'un nom tiré directement d'une carte de la Corse punaisée au mur à coté de mon bureau. On n'apprend son prénom que dans "Un faisceau de présomption" où elle prend la place principale.

Bartholomé Kubianovitch : Je n'ai aucune explication pour la génèse de ce nom biscornu. J'adore le personnage qui est mon souffre-douleur et pourtant le seul pour qui j'ai une véritable tendresse.

Demain je dévoilerai quelques liens qui relient entre eux les différents personnages et romans...

pour compléter le trousseau, clé n°4

Michel Huygens

 

Celui-ci n'est pas un nom déguisé, il a juste récupéré un "s", et je ne saurai dire pourquoi. Il s'agit en fait de Michel Huygen, le fondateur du groupe Neuronium. C'est toujours un groupe de musique électronique des années 70. Un groupe espagnol qui a inventé le concept de Psychotronic Music. En faisant des recherches pour la rédaction de ce billet, j'ai découvert que le groupe existait encore et sortait régulièrement des albums.

 

Dans la vision globale que j'ai de ce personnage, il a toujours été pour moi un clone de Richard Branson, le patron charismatique de Virgin. Mais je lui ai rajouté la couche (un peu outrancière) de la panoplie du gothique flamboyant. On peut noter que l'anecdote citée par le personnage au sujet des téléchargements que certains voudraient compter comme des ventes réelles, est très régulièrement mise en avant par les maisons de disques pour se plaindre de la baisse des ventes. La recherche d'un coupable plutôt que d'une solution étant un sport internationalement pratiqué...

 

Demain, je dévoilerai l'autre face de Alain Pasteur. Si vous n'avez pas encore deviné qui cela peut être...

clé n°3

Sir Nicholas Oldmayor.

 

Bon, j'étais lancé dans les noms de stars de la musique électronique avec Mike Oldfield et Tangerine Dream. Il fallait bien que je continue par l'artiste incontournable du genre. Mais là, il a fallu que je m'accroche pour transformer son nom. Alors suivez bien.

Le monsieur est allemand alors il a été facile de transformer son prénom "Klaus" par un "Nicholas" bien senti. Jusque là rien d'extravagant.

Puis j'ai pris mon dictionnaire Allemand Français et j'ai recherché le mot "Schulze". Il s'avère que c'est une forme archaïque pour dire "Maire". Le mot actuel étant "Bürgermeister". Qu'à cela ne tienne, mon personnage sera donc un "vieux maire" ou OldMayor en anglais.

Si vous avez tout suivi jusqu'ici, vous avez compris que je parle de Klaus Schulze qui est certainement le pape de la musique électronique. Ses albums sont très difficiles d'accès pour les oreilles du grand public, mais il y a pour moi quelque chose d'hypnotique dans cette musique. Néanmoins, je connais des gens qui qualifieraient cette suite de sons de synthèse comme étant du bruit. Sans compter qu'il a bercé mes premières découvertes musicales adolescentes...

  

J'aime beaucoup ce personnage d'entrepreneur en BTP amoureux de belles voitures. Je l'ai fait mourir par hasard, au détour d'un passage. Parfois, j'ai un peu honte.

 

Demain, on parlera de Michel Huygens

clé du cercle n°2

Le comte Edgar Sueño- Naranja.

 

Là encore le principe est le même que pour Vieuchamps. Traduisez l'espagnol Sueño-Naranja et vous obtiendrez Rêve-Orange ou plutôt en anglais, à quelques approximations près (c'est moi qui écrit, je fais ce que je veux) : Tangerine Dream.

Et là, la plupart d'entre-vous ne sont pas plus avancés...

Sachez que dans la difficile genèse de la musique électronique des années 70, bien avant que Jean-Michel Jarre ne lance son Oxygène, et pas trop loin après l'invention des synthétiseurs, un groupe allemand régnait sur ce style de musique.

Ce groupe, signé lui aussi par Virgin, se nommait Tangerine Dream. Il était le jouet et la création d'un homme : Edgar Froese. Le personnage tire son prénom de lui. Même si le grand public ne connaît pas leur musique, le groupe a toujours été très productif, passant de l'enregistrement d'albums studio très construits à des live quasi improvisés ou encore des musiques de films. Une centaine d'albums plus tard, ils existent encore, et sortent une dizaine d'albums par an au moins. Edgar se fait aider par son fils Jérome qui a apporté l'utilisation plus intensive de la guitare avec les synthés.

 

Pourquoi mon héros est-il espagnol ? Tout simplement par ce qu'un personnage s'appelant Rêvorange, ça ne me plaisait pas... Parfois ça tient à peu...

Demain je dévoilerai qui se cache derrière Nicholas Oldmayor. Là, je vous avoue que c'est tordu...

Je vous laisse les clés...

Non je n'ai pas décidé déjà d'abandonner ce site...

Je vais juste essayer de livrer ici quelques clés que j'ai dissimulées ça et là dans mes livres.

Encore une fois, vous pouvez vous poser la question de l'intérêt.

Alors on va laisser tomber tout de suite avec cette interrogation. Ce site ne sert à rien. Il faut donc qu'il contienne des choses inutiles.

Commençons donc :

 

Le nom des personnages du cercle d'agréables compagnies

Certains aurons remarqué que les personnages des membres du cercle ont des noms assez particuliers. Ils ne sont pas choisis au hasard.

Michel Vieuchamps est la traduction française de Mike Oldfield, c'est le plus évident.

Cet artiste anglais qui est connu du grand public par des chansons comme "moonlight shadow" et  la musique de la bande originale du film "l'exorciste", reste un de mes artistes préféré. D'ailleurs dans la description qu'on trouve du personnage on apprend que sa famille fabrique depuis toujours des cloches, puis des structures tubullaires. Ceci pour rappeler le chef d'oeuvre du monsieur : Tubular Bells (qui a été le premier disque édité par la toute jeune maison d'édition Virgin)

 .

Reste à savoir pourquoi j'en ai fait un personnage détestable alors que l'original est la bonté même. La réponse est qu'il fallait que ce personnage soit détestable...

Voilà c'est la première des petites clés cachées. Demain, je rajouterai l'explication du nom de Edgar Sueño-Naranja... Qui la trouvera avant ?

Naissance

Voilà, il est ouvert.

Reste à en faire quelque chose...